Le virus de la paralysie chronique ou CPV
Le virus de la paralysie chronique ou CPV (Chronic Paralysis Virus) :
Communément appelé maladie noire, cette infection et contagieuse et touche les abeilles adultes au niveau de l’intestin et du tissu nerveux dû à la multiplication du CPV. Cette maladie ubiquiste, connue depuis longtemps sous divers nom en fonction de ses facteurs favorisants, par exemple en fonction de la saison "mal de mai" ou de l’alimentation de miellat "mal des forêts".
Le diagnostic de cette maladie se base sur deux principaux symptômes : le tremblement des abeilles malades et leur rejet devant la ruche. Il peut être interessant de faire une recherche de cette virose en laboratoire.
On observe ce virus sous deux formes. La première que l’on a rencontré sur tout le territoire anglais ne possède pas d’attaque saisonnière particulière, on l’a retrouve sur toute l’année. Les abeilles ne sont pas "noires" mais fragilisées, mourantes, incapables de voler, tremblantes, endommagées au niveau du corps et des ailes. Les cadavres chassés au devant de la ruche par la colonie s’entasse devant celle-ci et les abeilles fragilisées finissent par s’éteindre.
Le deuxième type que l’on rencontre surtout au printemps, présente des abeilles "noires", polies, brillantes, tremblantes, incapables de voler et dont l’abdomen présente des signes de gonflement ou de rétractation avec une langue qui reste en extension. Même finalité, elles sont exclus de la ruche par les abeilles saines et meurts au voisinage de celle-ci.
Le pronostic vital est souvent bon, bien qu’une perte certaine de la colonie est à déplorer, la guérison reste spontané au cours de l’été et sans avoir recours à des traitements. Cela dit, certains facteurs agravants peuvent joués en la défaveur de la survie d’une partie de la colonie, notamment en fonction de l’âge, de l’hérédité ou si la colonie est sur miellat. Cette maladie noire entraine des pertes seches économiquement parlant, puisqu’en réduisant la densité de la colonie, on réduit les coûts de production.
Etant donné que pour ce virus il n’existe encore pas de traitement médicamenteux, il faut respecter certaines règles de vie : ne pas faire hiverner les colonies avec des provisions constitées de miellat et rechercher à élever des souches n’étant pas trop sensibles à ce mal.