La Fonction de l’abeille
Si le rôle de l’abeille dans la pollinisation est incontestable aujourd’hui, c’est qu’elle contribue à la reproduction sexuée de plus de 80% d’espèce végétale à fleur. Elle participe donc de manière implicite à la survie et à l’évolution des organisme vegétaux et donc à la pérénisation de l’espèce humaine. On dit bien souvent que sans les abeilles, le monde ne serait plus.
C’est Joseph Kölreuter (1733-1806), professeur d’histoire naturelle à l’université de Karlsruhe, a qui l’on reconnait généralement la majorité des demonstrations du phénomène de pollinisation des plantes à fleurs, appelé aussi angiospermes. C’est donc depuis relativement peu de temps que l’on s’est interressé aux roles des insects dans la biodiversité humaine et plus particulièrement l’importance des abeilles dans la survie de notre espèce.
Le premier chercheur à se consacrer à l’étude de la biologie de la pollinisation fut Christian Sprengel (1750-1816). Puis à partir de 1852, Darwin (1809-1882) publia des travaux sur la pollinisation. notamment le très célèbre The Origin of Species en 1859.
En 1858, Darwin démontra que chez plusieurs espèces de légumineuses, les fleurs recouvertes d’un filet produisaient moins de graines que celles laissées à l’état naturel en pollinisation libre. Le role de l’abeille à donc été reconnu comme vecteur important dans la reproduction des espèces végétales.
Les vecteurs de pollen :
On les distingue généralement en deux catégories. Les vecteurs abiotiques, facteurs écologiques indépendants des êtres vivants, tels que l’eau, le vent, la gravité. Et les vecteurs biotiques, facteurs écologiques liés aux êtres vivants, comme les insectes et les animaux.
Le vent est propre aux conifères, appelé gymnospermes, se sont des plantes phanérogames, arborescentes, dont leurs graines nues, sont généralement portées sur des écailles ouvertes regroupées en cônes.Il en est de même pour les cycas et le ginkgo. Mais les conifères ne représentent que quelques centaines d’espèces dans le monde. Pour les plantes à fleurs, le vent est l’agent pollinisateur que pour 10% des espèces que l’on qualifie d’anémophiles et que l’on retrouve principalement dans les régions froides et tempérées. On les distingue par un calice et une corolle généralement réduits et peu colorés, leurs fleurs sont inodores et ne génèrent pas de nectar, elles produisent beaucoup de pollen lisse et ont des stigmates de grandes tailles.
Les angiosp
ermes ont recours aux animaux pour assurer leur pollinisation, elles attirent leurs visiteurs et les fidélisent principalement grace à leurs fleurs colorées et parfumées qui sécrètent du nectar et du pollen. On retrouve comme animaux pollinisateurs : les rongeurs, les oiseaux, les marsupiaux, les chaus-souris. Les entomophiles sont les plantes pollinisées par les insectes, c’est d’ailleurs le cas dans la majorité des cas. Cela peut être par des coléoptères par exemple pour les magnolias, ou par des lépidoptères (papillons) pour les daturas ou les silènes. Ou encore par des diptères (mouches) pour ce qui est des ombellifères. Mais la palme d’orrevient aux hyménoptères, particulièrement les abeilles qui interviennent dans la pollinisation de plus de 200 000 espèces de plantes à fleurs que l’on appelle mellitophiles.
L’abeille et son importance ecologique :
La science est aujourd’hui d’accord pour accorder aux abeilles une immense part d’action dans la réussite de la diversité ecologique des plantes à fleurs. Les orchidées sont les plus démonstratives dans ce domaine, puisqu’avec plus de 20 000 espèces représentatives de cette espèce florale, elles représentent la plus large famille d’angiospermes et sont polliniser presque en exclusivité par les abeilles.
On reconnait à l’heure actuelle deux types de facteurs liés à la pollinisation par les abeilles. Dans un premier temps, dans les environnenments où le vent n’est pas vecteur de pollinisaton, par exemple dans les milieux tropicaux humides, les abeilles ont permis une reproduction sexuée des plantes. Grace à ce système au connait actuellement une forêt amazonienne très riche sur son plan écologique avec une grande biodiversité.
Secondo, les abeilles ont permis d’augmenter les chances de fécondation croisée, c’est à dire d’une plante par une autre, notamment lorsque celles-ci sont distantes. La selection naturelle qu’elle engendre ne peut exister que si le stigmate reçoit suffisamment de pollen de la même espèce, mais d’origines diverses, ce qui serait très limité en conditions naturelles sans agents pollinisateurs.
De plus la fidélisation des insectes par rapport aux plantes n’étant pas exclusive, il arrive que des abeilles visitent plusieurs plantes variées et y déposent accidentellement du pollen issu de plantes multiples sur un même stigmate. Ou dans d’autres cas, qu’il y est transfert de pollen entre les ouvrières au sein même de la colonie. Cela contribue aux croisements interspécifiques, élément clef de l’evolution des espèces végétales. Que l’espèce végétale soit cultivée ou à l’état sauvage, les abeilles se nourrissent de pollen ou de nectar sur une aire vaste et sur un large panelle de plante. Chaque ouvrière fait preuve d’une grande fidélisation à la plante butinée ce qui favorise les trasferts de pollen entre fleurs d’une même espèce.