L’ Ouvrière Gardienne
Le rôle fondammental de défense est assuré par les gardiennes. Afin d’éviter le pillage de leurs réserves, elles contrôlent que les abeilles entrant dans la ruche font bien partie de la colonie et donc préviennent les soldats de tout danger ou ennemi de la colonie.
Une protection active :
Les gardiennes ainsi que les soldats assurent la défense du nid. Les premières, âgées de 12 à 25 jours gèrent la transition entre l’intérieur et l’extérieur, malgrès leur nombre limité. Se plaçant à l’entrée de la ruche, elles observent les potentiels ennemis de la colonie pouvant être de toutes tailles tels que le mammifère ( mulot, ours, ... ), l’insecte ( fourmis, frelon, guêpes, ... ) ou même l’oiseau.
Par période de disette, l’abeille n’étant pas de sa colonie et venant dérober le miel est un éventuel danger aussi .Elle est tout de même très vite repérée. Dans un cas similaire, la gardienne sentant l’odeur "coloniale" (composée en partie de produits cuticulaires) de celle-ci et voyant son vol particulier, se rend compte qu’elle ne fait pas partie de sa colonie. C’est ce que les gardiennes étant très nombreuses pendant cette période, inspectent tel un "code barre". Les gardiennes ne sont pas choisies au hasard, il s’agit là d’une sélection naturelle très importante, sachant le très haut niveau de capacité à exercer cette surveillance requis. Toute défaillance peut être fatale à la colonie entière.
Semer le trouble avant l’affront :
Cambrées sur leurs quattre pattes arrières, les mandibules en avant et les antennes relevées, c’est la posture adoptée par les gardiennes à l’approche d’un éventuel danger. Celui-ci se précisant,elles libèrent des phéromones d’alarme dans le but d’avertir les soldats restés dans la ruche , dans le but d’attaquer l’ennemi (piquer l’intrus), avec du renfort.
Cette méthode de défense peut varier selon le type d’abeille, ainsi que les facteurs climatiques et environnementaux.
Le Venin, comment ça marche ?
L’ouvrière a un système très vulnérant. Celui-ci étant composé d’une glande acide (fabriquant le venin qui sera ensuite conserver dans un réservoir), d’un aiguillon, de pièces chitineuses et d’une glande alcaline dont le rôle est peu connu à ce jour.
Quant au dard, afin d’assurer le passage du venin, il est composé de deux soies très solides, fines et barbelées composées elles-même de petits canaux. Elles sont placées et glissent le long d’une gouttière appelée le gorgelet, de façon symétrique.Les pièces chitineuses et leurs muscles associés assurent la sortie de l’aiguillon et l’injection du venin.
Au moment de la piqûre, les deux soies entrent successivement dans la peau de l’individu, et le sac a venin injecte par ses muscles le fameux venin. Une véritable pompe schématiquement.